L'ETAF en 2016-2017

Avec la rentrée de septembre 2016, la FFTA réunit comme chaque année les clubs labellisés ETAF début octobre à Vichy. L’occasion d’effectuer le bilan de l’année et de la remise des prix au trio de tête ainsi que de remettre les dotations partenaires et de faire un tour d’horizon pour savoir où en est l’ETAF aujourd’hui.

Le classement 2016 laisse apparaître pour ces clubs une moyenne de 109 licenciés avec 50% de jeunes, le plus petit club ETAF est Monchy au Bois avec 47 licenciés et le plus gros, Nîmes, qui compte 185 licenciés. Certains seulement bénéficient de l’intervention d’un professionnel mais tous déploient d’importants efforts au service du projet sportif centré autour des jeunes du benjamin au cadet.

Depuis la création de l’ETAF en 2010, les critères pris en compte pour le classement des clubs ont évolué.

En 2010, le niveau de performance requis sur six jeunes était de 600 points du benjamin au junior. A cette époque, seuls six clubs entraient dans ces critères de performance. En 2016 avec des critères revus à la hausse sur les catégories benjamins à cadets avec 530 points pour les garçons et 510 points pour les filles, 18 clubs satisfont à ces exigences avec sept clubs à plus de 600 points de moyenne.

L’importance du label ETAF A Nîmes, comme à Riom et à Nice, les responsables redoublent d’efforts en direction de leurs jeunes. Une politique de formation qui leur permet d’avoir d’excellents résultats.

C’est l’heure de dresser le bilan de la saison. Philippe Michelutti qui préside l’Arc Club de Nîmes a le sourire. « C’est une saison historique avec la médaille d’argent de Jean-Charles Valladont à Rio et le titre européen. On a remporté trois titres par équipes chez les seniors hommes en D1, chez les juniors et chez les benjamins-minimes. Un palmarès qui me fera plaisir à présenter quand je vais faire le rapport moral à l’assemblée générale ! » Julien Megret, responsable du secteur sportif et trésorier des Archers Riomois, est lui aussi satisfait. « Nos résultats sont excellents depuis plusieurs années et même si on est tout de suite déçu quand on ramène un peu moins de médailles d’un championnat de France, on a conscience que c’est déjà très bien de se retrouver toujours à ce niveau. » Valérie Bonifassi-Fenoglio, ancienne présidente de la Compagnie des Francs Archers de Nice Cote d'Azur, aujourd’hui directrice du club dont elle gère l’école de tir, affiche, elle aussi, de la satisfaction. « Notre équipe de garçons monte en D1, tandis que les filles accèdent à la D2. Nous avons aussi nos jeunes qui s’entendent bien et se connaissent bien, avec des médailles en équipes et en individuel. » Ces clubs mettent des moyens à la disposition de leurs jeunes pour qu’ils puissent continuer à progresser. « C’est rendu possible grâce à nos installations avec deux salles fermées, un pas de tir avec dix cibles qu’on peut régler en distance. Nous avons un encadrement de grande qualité pour que les jeunes puissent s’épanouir, avec des cadres comme Olivier Grillat et Lionel Allasio, des bénévoles comme Pierre Gerzain » souligne Philippe Michelutti. Même volonté du côté de  Riom : « On insiste clairement sur la formation. On a un entraîneur à temps plein avec Henry Baudry dont la mission principale porte sur les jeunes, des poussins jusqu’au niveau international. On a l’outil avec le centre de tir à l’arc. Nous sommes ouverts tous les jours. Sur 180 adhérents, on a près de la moitié de licences jeunes » assure Julien Megret. « Il y a une école structurée à différents niveaux. On prend les enfants à partir de 7 ans et ils passent ensuite avec moi en benjamins, jusqu’en juniors. Ils ont la possibilité de s’entraîner et de découvrir la compétition. Il y a tous les moyens sur place pour qu’ils s’épanouissent » souligne Valérie Bonifassi-Fenoglio.

Le fait d’être reconnu par la Fédération comme club formateur renforce cette impression de sérieux aux yeux des collectivités.
Philippe Michelutti

Les trois clubs s’accordent sur l’importance d’appartenir à l’ETAF. « C’est un label que nous pouvons mettre en avant quand on va voir les collectivités au niveau notamment des subventions. Elles connaissent notre travail depuis longtemps. Le fait d’être reconnu par la Fédération comme club formateur renforce cette impression de sérieux aux yeux des collectivités. Pour le matériel, cela nous aide bien entendu » remarque Philippe Michelutti.

« C’est un label auquel on croit et que l’on défend. Nous y sommes depuis le début et c’est un critère qui est bien ancré surtout au niveau de la Région et on a d’ailleurs un partenariat spécifique. Pour le matériel, cela fait toujours du bien d’avoir des dotations » assure Julien Megret. « Au niveau matériel, c’est très positif notamment pour les jeunes des premières années. Cela leur permet de progresser. Au niveau de la reconnaissance, pour la mairie, c’est très important d’avoir un club formateur. C’est un point fort pour nous vis-à-vis des subventions » explique Valérie Bonifassi-Fenoglio. Alors que la saison prochaine se profile à l’horizon, les trois dirigeants affichent leurs objectifs, tout en restant mesurés. « Des victoires, on en n’a jamais assez ! On ne peut que souhaiter en avoir encore d’aussi belles que cette année. On peut toujours progresser et on espère garder notre titre en D1 qui nous échappait depuis plusieurs années. Mais la concurrence est relevée et rien n’est jamais acquis. Je veux souligner que je me suis aussi régalé avec la troisième place en individuel au championnat de France Scratch de notre cadette Lisa Soenen » lance le président nîmois. « Nous sommes présents en D1 chez les filles comme les garçons. L’objectif est que ces deux équipes montent sur le podium. C’est pareil au niveau des équipes jeunes, être présent sur les trois catégories » annonce le responsable du secteur sportif à Riom. Pour la directrice du club niçois, « c’est le maintien en D1 pour les garçons. Mais il faut garder la tête sur les épaules, même si une place dans les cinq premiers serait fabuleux. Pour les filles, c’est le maintien en D2 et pourquoi pas la D1, il ne faut pas oublier qu’on a créé l’équipe en 2011. On espère toujours un podium pour les benjamins-minimes et pour les cadettes filles. »

Article initialement publié dans le magazine "Le Tir à l'Arc" n°855 (octobre-novembre-décembre 2016). Propos recueillis par Félix Chiocca.

En savoir +

Présentation de l’ETAF

Créée dans l’objectif affiché par la Fédération Française de Tir à l’Arc de former des jeunes archers compétitifs vers le plus haut niveau international, l’Ecole du Tir à l’Arc Français repose sur la reconnaissance de clubs formateurs, à la base du Parcours de l’Excellence Sportive (PES).
 

Effectifs Pôles France Elite et Jeunes

La Fédération Française de Tir à l'Arc dispose de 8 structures permanentes d'entraînement et de préparation aux échéances internationales. Ce sont les Pôles France Elite et Jeunes. En 2016-2017, 71 athlètes intègrent l'un des 7 Pôles de la FFTA.
 
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